L'EDITO
Il y a un but, mais pas de chemin; ce que nous nommons chemin est hésitation
Franz Kafka
Paris le 17 novembre 2009
Dans un souci de vous informer au mieux et de partager avec vous toutes nos actions de communication à travers nos manifestations culturelles futures, l'équipe de Don de Soi...Don de Vie est heureuse de vous annoncer la reconstruction prochaine de notre site.
Nous vous remercions chaleureusement pour vos nombreux encouragements, questions, témoignages et suggestions qui confortent notre volonté de communiquer et d'informer "autrement" sur le sujet du DON DE SOI.
Notre équipe de bénévoles se renforce de jour en jour... et nous espérons ainsi être en mesure de répondre à toutes vos demandes.
Amicalement
Marie Berry
Paris le 31 décembre 2009
Je vous souhaite pour 2010 ...
"La sérénité d'accepter les choses qu'on ne peut changer.
Le courage de changer celles qui peuvent l'être.
La sagesse de faire la distinction entre les deux. "
Marc Aurèle

Paris le 17 octobre 2009
En cette journée journée mondiale du don d'organes et de la greffe, je me suis interrogée sur le contenu du message que je souhaitais vous transmettre ... Puis il s'est imposé à moi comme une évidence.
Plus de 500 000 personnes sont transplantées dans le monde dont 45 000 en France.
Autant de vies sauvées grâce à tous les donneurs anonymes, donneurs vivants et futurs donneurs.
Impossible de qualifier ces gestes admirables de courage, d'abnégation et d'altruisme par un simple Merci...
Ils sont les héros d'une aventure humaine hors du commun, celle d'une re-naissance pour celui qui reçoit et n'oublions jamais que ces Dons de Vie sont à l'origine de ce miracle.
Je tenais à rendre hommage à tous ces Donneurs de Bonheur.
Marie Berry
Invitée vendredi 16 octobre 2009 par
Faustine Bollaert dans son émission "Et si c'était ça le bonheur ?" sur Europe1
à l'occasion de la journée mondiale du don d'organe et de la greffe, voici le texte bouleversant dont elle est l'auteur qui introduisait son émission...
"Non, je ne crois pas que ce soit possible…
Au moment où l’on vient d’apprendre la perte d’un être cher, au moment où la souffrance de la séparation nous fait mal au ventre, au moment où l’absence qui s’impose progressivement est presque insoutenable, comment penser alors à la vie d’un autre ?
La mort appelle la colère…Comment penser à autrui quand on en veut au monde, aux cieux d’avoir laissé partir son enfant, son père ou son mari…
Si lui n’a pas eu la chance d’être sauvé, pourquoi ferions-nous ce cadeau à cet autre qu’on ignore ?
Et puis, il y a ce corps. Ce corps sans vie mais tellement rempli de souvenirs, de parfums, d’histoire et de rires. Ce corps qui ne nous appartient encore que pour quelques instants et qu’on aurait envie d’emmener avec soi pour ne pas oublier ses traits, son aura sur notre quotidien.
Comment laisser un chirurgien découper ce fil qui me retient encore à l’être aimé ? Serais ce le trahir une autre fois que de le donner à un autre ? Serais-je capable de vivre, de survivre en sachant qu’il a ses yeux, son cœur, ses reins…
Il me semble impossible dans ce moment unique qu’est la perte d’un être cher, impossible de se montrer généreux, empathique et ça n’est certainement pas condamnable.
C’est pour cette raison que j’ai pris ma carte de donneur d’organe. Parce que je ne veux pas imposer à mes proches le poids de cette décision et que mon corps, en vie ou mort, n’appartient qu’à moi.
Les épreuves de la vie vous apprennent à évoluer. Les miennes m’ont apprises que je ne comprendrai pas, moi, si je me retrouvais dans une situation d’attente qu’une famille me refuse la survie d’un de mes proches.
Si je veux peut être un jour recevoir, je dois pouvoir donner.
Si nous voulons tous peut- être un jour bénéficier d’un don d’amour, peut-être devrions-nous tous commencer par aimer…
C’est mon choix en tout cas et je comprends les réticences de ceux que le simple fait d’aborder ce sujet inquiète.
C’est pour ça qu’il faut en parler. Pour que, quelque soit son choix, chacun d’entre nous le dise à ses parents, ses frères, ses amours. Pour ne pas, au moment de se dire au revoir, leur imposer la tâche la plus difficile qui soit.
Chaque année, 220 personnes meurent en France parce qu’elles n’ont pas été greffées à tant.
Tous autant que nous sommes, nous aurions pu les sauver…"
Faustine BOLLAERT
EDITO DU 15 AVRIL 2009
Nous sommes tous concernés par la maladie. De près ou de loin, maintenant ou demain, ponctuellement ou pour toujours. Elle nous guette tout au long de notre vie et nous en avons peur. Moi je suis née avec. J'ai eu par deux fois la chance qu'un être proche m'offre une partie de lui. ce n'est malheureusement pas le cas de tous les patients en attente d'un don de sang, de moelle ou d'un don d'organe. C'est ce que j'ai exprimé en 2005 dans mon livre : " Le Don de Soi ".
Devient-on d'un coup dépendant du destin, dépendant de la chance ?
Pour ceux qui découvrent l'attente et l'espoir de certains, pour ceux qui vivent douloureusement cette attente, pour ceux que la nature a heureusement pourvus, seul un don - cet acte généreux, cette main fraternelle tendue à toutes celles et tous ceux qui tentent de remonter la pente vers la lumière de la vie, ce partage inconditionnel en offrant à l'autre le meilleur d'eux-mêmes - est le remède à cette attente et la garantie d'une renaissance.
Attirer l'attention du plus grand nombre sur l'importance du DON DE SOI est devenu ma priorité. Mon but n'est pas de "convaincre" les donneurs potentiels mais de transmettre à chacun tous les éléments d'information propices à une réflexion personnelle sur toutes les formes de dons.
La vie est un long combat... Chacun a le choix d'y participer ou non et de s'entraider en " partageant sa gourde " comme le rappelle mon frère Richard dans le film "Chronique d'une greffe annoncée ".
Le don de soi est une belle histoire d'Amour et de Partage...
Bienvenu sur ce site où vous trouverez, je l'espère, le bonheur de partager.
Marie Berry
Découvrez le blog officiel de l'association sur skyrock.com
http://dondesoidondevie.skyrock.com